La clause d’évaluation: un outil essentiel

La clause d’évaluation: un outil essentiel

Les propriétaires de PME ont toujours avantage à conclure une convention d’actionnaires. Cette convention permet de régler le fonctionnement interne de l’entreprise bien au-delà de ce qu’on retrouve généralement dans le règlement interne.

La convention d’actionnaires permet également de prévoir un mécanisme pour la vente, l’achat ou le rachat des actions dans diverses circonstances.

Toutefois, il est important de prévoir la manière dont sera fixée la valeur de ces actions. Plusieurs options s’offrent aux actionnaires et il convient d’adopter la formule qui est la plus adaptée à la réalité de l’entreprise.

La formule retenue devrait permettre d’atteindre les objectifs suivants :
1. Établir une valeur aussi juste que possible;
2. Le plus rapidement possible;
3. Au moindre coût possible; et
4. Le plus objectivement possible.

On minimise ainsi le risque de litige et on protège la valeur de l’investissement des actionnaires. Bien entendu, dans la réalité la formule retenue représente souvent un compromis entre ces différents objectifs.

Parmi les approches les plus courantes, celle de la valeur nominale est sans doute la plus simple et la moins coûteuse : il suffit de décréter dans la convention une valeur en dollars pour chaque action. Au moment de la vente, il suffit de multiplier cette valeur par le nombre d’actions à transiger. Toutefois, cette valeur est essentiellement arbitraire, et elle représente rarement une juste évaluation de la valeur de l’entreprise.

La valeur comptable, aussi connue sous le nom de valeur aux livres, se fonde sur les états financiers. On s’en remet généralement aux derniers états financiers annuels disponibles. Cette méthode s’applique bien aux entreprises dont les actifs principaux sont tangibles et dont la valeur aux livres n’est pas dépréciée par des techniques comptables telles que l’amortissement. Elle convient également mieux aux entreprises dont l’achalandage n’est pas trop susceptible d’être affecté par le départ d’un actionnaire.

Une autre technique populaire est l’utilisation d’un multiple appliqué aux profits de l’entreprise. Cette technique est particulièrement appropriée pour les entreprises ayant atteint leur vitesse de croisière, dans un domaine où on trouve des statistiques de transaction pour les actions d’entreprises comparables. On peut alors s’appuyer sur une évaluation fiable des profits probables pour le futur et d’un base objective pour l’établissement du facteur multiplicateur.

Bien entendu, il existe d’autres formules et il est possible de combiner diverses techniques d’évaluation. Quelle que soit la formule retenue, l’établissement de règles acceptées par tous les actionnaires permet généralement de réduire les risques de litiges au moment de la vente. De tels litiges peuvent se révéler désastreux pour le maintien de la valeur de l’entreprise. C’est pourquoi nous recommandons à nos clients d’inclure une clause d’évaluation dans leurs conventions d’actionnaires.

Crédit photo : photo de Randy Fath à Unsplash

The Evaluation Clause: An Essential Tool

Small and medium-size business owners can always benefit from entering into a shareholder agreement. The agreement makes it possible to regulate the internal functioning of the company far beyond what is generally found in the internal regulations.

The shareholders’ agreement also provides a mechanism for the sale, purchase or redemption of shares in various circumstances.

It is important to plan how the value of these shares will be set. Several options are available to shareholders and it is appropriate to adopt a formula that is most suited to the reality of the company.

The shareholder agreement should make it possible to achieve the following objectives:
1. Establish value as fair as possible;
2. As soon as possible;
3. At the lowest possible cost; and
4. As objectively as possible.

This minimizes the risk of litigation and protects the value of the shareholders’ investment. Of course, in reality the formula adopted often represents a compromise between these different objectives.

Among the most common approaches, the par value is probably the simplest and least expensive: it is enough to decree in the convention, a value in dollars for each share. At the time of sale, simply multiply this value by the number of shares to be traded. However, this value is essentially arbitrary, and it rarely represents a fair assessment of the value of the business.

The book value is based on the financial statements of the company. Generally, reliance is placed on the latest available annual financial statements. This method is applicable to companies whose main assets are tangible, and whose book value is not lessened by accounting techniques such as depreciation. It is also better for companies whose ridership is not too likely to be affected by the departure of a shareholder.

Another popular technique is the use of a multiple, applied to the profits of the company. This technique is particularly suitable for companies that have reached their cruising speed, in a field where there are transaction statistics for shares of comparable companies. This can be based on a reliable estimate of likely future profits and an objective basis for establishing the multiplier.

Of course, there are other formulas and it is possible to combine various evaluation techniques. Whatever the formula, establishing rules accepted by all shareholders generally reduces the risk of litigation at the time of sale. Such litigation can be disastrous for maintaining the value of the business. That’s why we recommend that our clients include an evaluation clause in their shareholder agreements.

Photo Credit: Photo by Randy Fath on Unsplash

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