Vous avez un locataire problématique ?

Vous avez un locataire problématique ?

4 éléments importants à considérer afin de faire face à ce problème :

Votre locataire est constamment bruyant et dérange les autres locataires? Il change les serrures de son logement sans vous donner un double des clés? Il procède à des travaux non nécessaires au logement sans vous en demander l’autorisation? Il néglige votre logement au point où celui-ci devient insalubre? Les cas sont multiples où les locataires causent de vilains maux de tête aux propriétaires.

Partant de la prémisse voulant que les locataires puissent, en principe, rester dans le logement loué aussi longtemps qu’ils le souhaitent, quels sont donc les recours ou les solutions possibles pour le propriétaire aux prises avec un locataire problématique?

Voici quatre éléments importants à considérer afin de faire face à un tel locataire.

 

1. Aviser le locataire en temps opportun

Il est primordial pour le propriétaire, dès que ce dernier a connaissance de la problématique ou du défaut, de prendre immédiatement les mesures nécessaires afin de tenter d’y remédier. En effet, le propriétaire doit prendre les mesures nécessaires afin de s’assurer que chaque locataire ne brime pas la jouissance paisible des lieux aux autres locataires. Advenant le scénario où le propriétaire ferait fi de cette obligation, les autres locataires pourraient exiger du propriétaire une diminution du loyer et des dommages-intérêts. Ainsi, non seulement l’envoi d’un avis ou d’une mise en demeure limite les risques du propriétaire de se voir octroyer des dommages-intérêts, mais dans certains cas, l’envoi d’un tel avis pourrait dès lors régler la situation sans avoir à ouvrir un dossier à la Régie du logement.

 

2. Respecter les délais prescrits par la loi

En fonction de la problématique à laquelle fait face le propriétaire, il est possible que la loi prévoie certains délais ou certaines démarches impératives auxquels le propriétaire devra se soumettre.

Par exemple, avant d’avoir accès au logement, le locateur devra aviser le locataire de son intention de visiter les lieux. Sauf en cas d’urgence, un préavis de 24 heures est généralement reconnu comme étant raisonnable.

Autre exemple, advenant le cas où des travaux majeurs doivent être effectués dans le logement et que ces travaux ont pour incidence la relocalisation temporaire du locataire, le propriétaire doit aviser le locataire au moins dix jours avant la date prévue pour les travaux. Cependant, si l’évacuation du locataire est prévue pour plus de sept jours, le préavis doit être d’au moins trois mois. Si le locataire refuse de quitter les lieux ou ne répond pas au préavis, le propriétaire devra alors s’adresser à la Régie du logement dans un délai de 10 jours suivant le refus afin que le Régisseur statue sur l’opportunité d’évacuer le locataire.

Il s’agit là de deux exemples nécessitant un préavis, mais la loi en prévoit plusieurs autres. La reprise du logement à des fins d’habitation personnelle, la modification au bail, la situation où le logement redevient propre à l’usage, sont toutes des situations nécessitant l’envoi d’un avis devant être assorti d’un délai spécifique.

Il est donc important pour le propriétaire de bien cerner la problématique afin de respecter les exigences règlementaires.

 

3. Cas où un avocat n’est pas habileté à vous représenter devant la Régie

Règle générale, le propriétaire peut être représenté par un avocat devant la Régie du logement. Cependant, si la demande à la Régie du logement vise uniquement une réclamation monétaire de 15 000.00$ ou moins, un avocat ne pourra représenter le propriétaire lors de l’audience devant le Régisseur. Malgré tout, l’avocat est autorisé à aider le propriétaire à préparer son dossier, colliger la preuve et structurer son argumentaire afin que ce dernier arrive fin prêt pour plaider devant le Régisseur.

 

4. Cas où la Régie du logement n’est pas compétente

La Régie du logement est un tribunal administratif spécialisé en matière de bail résidentiel. La Régie du logement a donc compétence exclusive en première instance, à l’exclusion de tout autre tribunal, lorsque le montant réclamé relativement au bail de logement ne dépasse pas 85 000.00$. Également, la régie à compétence exclusive lorsque la demande, peu importe le montant, a pour objet la reconduction du bail, la fixation du loyer, la reprise, la subdivision, le changement d’affectation ou l’agrandissement substantiel d’un logement ou un logement à loyer modique.

Autrement, comme le rappel la Cour d’appel, la Régie du logement n’a pas compétence pour statuer sur les recours extracontractuels entre locateurs et locataires. En d’autres termes, un recours entre le locateur et le locataire qui ne résulterait pas du bail résidentiel ne pourrait être entendu par le Régisseur. Advenant un tel scénario, le litige devrait plutôt être entendu par la Cour du Québec.

En cas de doute, la solution la plus prudente est sans doute de contacter un des avocats chez Force-Légal afin d’intenter, dès le départ, le recours approprié.

 

Crédit photo : Photo de Icons8 Team à Unsplash

2020-02-07T15:47:50+01:007 février 2020|Divers, Louage|

Do you have a « problematic » tenant?

Here are 4 important things to consider when facing this challenge :

Is your tenant constantly making noise and disturbing your other tenants? Have they changed the locks without giving you a copy of the key? Are they conducting unauthorized renovations or construction? Are they neglecting your property to the point that it has become unsanitary? There are so many cases where tenants can become a miserable headache for landlords.

Assuming that the tenants can, in principle, stay in the rented accommodation for as long as they like, what are the possible remedies or solutions available to a landlord dealing with a problematic tenant?

Here are four important things to consider when facing the difficulty of such a tenant.

1. Notify the tenant in a timely manner

It is essential for the owner, as soon as they become aware of a problem or defect, to immediately take the necessary measures in order to try to remedy it. Indeed, the owner must take the necessary measures to ensure that each tenant does not interfere with the peaceful enjoyment of the premises to other tenants. In the scenario where the landlord ignores this obligation, the other tenants may demand from the landlord a reduction in rent and damages. Thus, not only sending a notice or formal notice limits the owner’s risk of damages, but in certain cases, sending such a notice could therefore settle the situation without having to open a file at the Régie du logement.

 

2. Respect the Deadlines Prescribed by Law

Depending on the problem you are facing, it’s possible that the law provides certain deadlines or certain imperative steps to which you will have to submit.

For example, before having access to the property, you must advise your tenant of your intention to visit the rented accommodations. Except in cases of emergency, a notice of 24 hours is generally accepted as reasonable.

Another example to consider: in the event that major work must be carried out in the premises and this work results in the temporary relocation of the tenant, the owner must notify the tenant at least ten days before the date scheduled for the work. However, if the tenant is to be relocated for more than seven days, the notice must be given at least three months in advance. If the tenant refuses to leave the premises or does not respond to the notice, the owner must then contact the Régie du logement within 10 days of the refusal so that the Commissioner decides on the advisability of relocation of the tenant.

These are two examples requiring advanced notice, but the law provides for several others. The resumption of housing for the purpose of personal accommodation, the modification of the lease, situations where the housing becomes unfit for use, are all situations requiring the sending of a notice and are accompanied by a specific deadline.

It is therefore important for the owner to properly identify the problem in order to meet regulatory requirements.

3. Cases When a Lawyer is not Permitted to Represent you before the Régie

As a general rule, the owner can be represented by a lawyer before the Régie du logement. However, if the request to the Régie seeks exclusively a monetary claim of $15,000.00 or less, a lawyer cannot represent the owner at the hearing before the Commissioner. Despite this rule, a lawyer is authorized to help the owner prepare their case, collect the evidence and structure their arguments so that they arrive ready to plead before the Commissioner.

4. Cases When the Régie du logement is not Competent

The Régie du logement is an administrative tribunal specializing in residential leases. The Régie therefore has exclusive jurisdiction at first instance, to the exclusion of any other court, when the amount claimed in relation to a housing lease does not exceed $85,000.00. Also, the Régie possesses the authority with exclusive jurisdiction when the request, regardless of the amount, relates to the renewal of the lease, the fixing of the rent, the resumption, the subdivision, the change of use or the substantial extension of a dwelling or low rental housing.

Otherwise, as the Court of Appeal recalls, the Régie du logement does not have jurisdiction to rule on extra-contractual remedies between landlords and tenants. In other words, a claim between the landlord and tenant that does not involve the residential lease could not be heard by the Commissioner. In the event of such a scenario, the litigation should be heard by the Court of Quebec.

In case of doubt, the most prudent solution is undoubtedly to contact one of the lawyers at Force-Légal in order to initiate, from the start, the appropriate recourse.

 

Photo credit: Photo by Icons8 Team on Unsplash

2021-07-06T21:21:29+02:007 février 2020|Leasing, Miscellaneous|
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