COUVRE-VISAGE OBLIGATOIRE : OÙ? QUAND?

COUVRE-VISAGE OBLIGATOIRE : OÙ? QUAND?

Le 20 mai dernier, nous publiions un article détaillant les droits et obligations de l’employeur, sous l’angle de la pandémie qui sévit. Depuis la publication de cet article, les choses ont évolué et depuis le 18 juillet 2020, le port du couvre-visage dans les lieux publics est désormais obligatoire. Mais cela suscite plusieurs questions.

Quels sont donc ces lieux publics fermés? Y a-t-il des exceptions? Quelles sont les sanctions possibles en cas de non-respect? Nous avons scruté en détail le décret gouvernemental et voici donc les grandes lignes.

Quels couvre-visages sont reconnus?

Cette question qui, peut paraître banale à première vue, est importante puisque le décret défini ce qu’est un couvre visage et cela est plus large qu’un masque. Il va de soi que les masques disent « chirurgicaux ou de procédure » de même que les fameux masques N-95 correspondent à la description d’un couvre-visage.

Mais les masques dits « artisanaux » sont également reconnus pourvu qu’ils soient faits d’un « tissu bien ajusté qui couvre le nez et la bouche ». Par exemple, le port d’un bandana qui couvrirait seulement la bouche ne serait pas reconnu et la personne portant un tel tissu pourrait se voir refuser l’accès aux lieux publics fermés.

Où le port du masque est-il obligatoire?

Dans les lieux publics fermés ou partiellement fermés, tels :

  • Les commerces, centres commerciaux et entreprises de soins esthétiques;
  • Les bars et les restaurants;
  • Lieux de culte;
  • Lieux où sont offertes des activités culturelles, de divertissement, sportives ou récréatives;
  • Salles de location ou de réunion
  • Lieux où sont offerts des services municipaux ou gouvernementaux;
  • Une aire commune, y compris les ascenseurs, d’un établissement d’hébergement touristique;
  • Dans les écoles (sauf établissements préscolaires, primaires et secondaires);
  • Une gare de train, fluviale, une station de métro ou un aéroport;
  • Un cabinet privé de professionnel (avocat, comptable, etc.)

Quelles sont les exceptions?

Le port du couvre visage n’est pas obligatoire dans les cas suivants :

  • Dans les établissements scolaires préscolaire, primaire et secondaire;
  • La personne est âgée de moins de 12 ans;
  • Qu’une condition médicale lui en empêche;
  • Qu’elle exerce un soin ou une activité et que la personne doit retirer son masque pendant l’exercice de ce soin ou activité;
  • Pour des fins d’identification;
  • Lorsque la personne y travaille ou y exerce sa profession (sous réserve des règles applicables en matière de santé et de sécurité au travail);
  • La personne se trouve en salle d’audience ou dans une salle de délibération des jurés;
  • La personne consomme de la nourriture ou une boisson dans les endroits prévus à cet effet;
  • La personne est assise ET elle respecte une distance de deux mètres avec les autres personnes OU qu’une barrière physique (tel un plexiglas) la sépare des autres personnes.

Quelles sont les conséquences?

Il est de la responsabilité des commerçants ou de l’exploitant du lieu concerné de s’assurer du respect du port du couvre-visage, lorsqu’exigé.

Si le commerçant ou l’exploitant du lieu concerné se bute à un client récalcitrant qui refuse de porter le couvre visage, le commerçant a alors l’obligation de lui refuser l’accès à son commerce. Dans les cas extrême, l’intervention de la police peut être requise.

Quiconque qui contrevient aux règles prévues dans le décret encadrant le port du masque obligatoire, est passible d’une amende variant de 400$ à 6 000$.

Le présent article ne traite pas de manière exhaustive le décret rendant le port du masque obligatoire, mais vise plutôt à dresser un portait général de la situation. Si vous avez une situation particulière, ou vous n’êtes pas certains des incidences que le décret peut avoir sur l’exercice de vos activités commerciales, l’équipe de Force-Légal saura répondre à vos questions vous conseiller adéquatement!

 

Un article de Me Maxime Morissette

Crédit photo : photo de Evgeni Tcherkasski à Unsplash

2020-07-31T15:16:02+02:0031 juillet 2020|COVID-19/Corona Virus|

MANDATORY FACE COVERINGS: WHERE and WHEN?

On May 20, we published an article detailing the rights and obligations of an employer, from the perspective of the current pandemic. Since the publication of that article, things have changed. From July 18, 2020, wearing a face cover in public places is now mandatory. But, this raises several questions.

So what are these closed public places? Are there any exceptions? What are the possible penalties in the event of non-compliance? We have scrutinized the government decree in detail and here are the highlights.

What face covers are recognized?

This question, which may seem trivial at first glance, is important since the decree defines what a face cover is and that is larger than a mask. It goes without saying that the masks such as « surgical or procedural, » as well as the famous N-95 masks correspond to the description of a face covering.

But so-called « homemade » masks are also recognized as long as they are made of « a well-fitting fabric that covers the nose and mouth ». For example, wearing a bandana that only covered the mouth would not be recognized and the person wearing it could be denied access to closed public places.

Where is the wearing of a mask compulsory?

In closed or partially closed public places, such as:

  • Shops, shopping centers and at esthetic, hair, nail & beauty salons;
  • Bars and restaurants;
  • Places of worship;
  • Places where cultural, entertainment, sports or recreational activities are offered;
  • Rental or meeting rooms;
  • Places where municipal or government services are offered;
  • A common area, including elevators, of a tourist accommodation establishment;
  • In schools (except preschool, primary and secondary establishments);
  • A train or ferry station, a metro station or an airport;
  • A private professional firm (lawyer, accountant, etc.)

Are there exceptions?

Wearing a face cover is not mandatory in the following cases:

  • If a student of a preschool, primary and secondary schools;
  • If the person is under 12 years old;
  • If the person has a medical condition which prevents it;
  • If they perform a treatment or an activity during the performance of which the person must remove their mask;
  • For identification purposes;
  • If the person works or practices in the location (subject to the applicable rules on health and safety at work);
  • If the person is in a courtroom or in a jury deliberation room;
  • If the person consumes food or a drink in the places provided for this purpose;
  • If the person is seated AND they keep a distance of two meters from other people OR that a physical barrier (such as a plexiglass) separates them from other people.

What are the consequences for a breach?

It is the responsibility of the businesses or the operator of the establishment concerned to ensure that the wearing of a face cover is respected, when required.

If the merchant or the operator of the location concerned comes up against a recalcitrant customer who refuses to wear the face covering, the merchant then has an obligation to deny the customer access to their business. In extreme cases, police intervention may be required.

Anyone who contravenes the rules set out in the decree governing the wearing of a compulsory mask is liable to a fine ranging from $ 400 to $ 6,000.

This article does not deal exhaustively with the decree making the compulsory wearing of a mask, but rather aims to draw up a general portrait of the situation. If you have a specific situation, or you are unsure of the impact the decree may have on the conduct of your business activities, the Force-Légal team will be able to answer your questions and advise you properly!

 

An article by Me Maxime Morissette

Photo credit: photo by Evgeni Tcherkasski on Unsplash

2021-07-06T21:02:34+02:0031 juillet 2020|COVID-19/Corona Virus|
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